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Pourquoi passer à l’acte ?

Les sols cultivés sont pour la plupart
en situation de grande précarité énergétique.

Trop travaillés et laissés nus une longue partie
de l’année, ils dépendent de nombreux intrants
qui bien souvent fuient hors des parcelles,
provoquant des pollutions et des pertes
de fertilité par érosion et lessivage.

Toutes les agricultures sont concernées
par ces phénomènes.

L’exemple de la forêt nous enseigne
au contraire que c’est le végétal
qui instaure une fertilité in situ.

Des sols toujours couverts
et jamais travaillés produisent beaucoup,
en optimisant la photosynthèse
et en produisant de nombreux services
(biodiversité, qualité de l’eau…).

L’agriculture du carbone
repose sur une réduction significative
des intrants, un arrêt du travail du sol,
la réintroduction des arbres,
afin de produire autant de denrées alimentaires
mais aussi de nouveaux produits valorisables
qui viendront demain compléter et redéployer
des filières naissantes ou existantes,
développer des emplois locaux
dans le bois énergie, la méthanisation,
les matériaux de construction…

Parmi ces techniques, l’agroforesterie
est un modèle qui répond bien aux aléas
(climatiques, économiques…) et qui permet donc
de s’orienter vers l’autonomie et la pérennité
de l’exploitation agricole.

Ces techniques sur sol vivant
sont déjà mises en œuvre aux quatre
coins du monde par des agriculteurs
qui n’attendent pas les directives et les
contraintes réglementaires pour progresser
vers le développement durable.

C’est pourquoi il est urgent d’encourager
plus fortement ces agricultures pionnières
sous les latitudes tempérées.

Protéger mieux signifie produire plus
en restaurant la fertilité des sols et
en stockant plus de carbone, quelle que soit
la région ou la taille des exploitations,
en proposant un modèle de transition basé
sur des principes avérés et atteignables
par le plus grand nombre.

Différentes approches
en fonction des opportunités

L’agroforesterie englobe
toutes les composantes arborées
du paysage agricole hors forêt.

La plantation, bien qu’étant une solution
de premier ordre, ne se présente pas
comme la seule méthode permettant
le développement de l’agroforesterie.

En premier lieu, il s’agit de valoriser
les composantes arborées déjà présentes
sur l’exploitation et un mode de gestion
approprié de l’existant permet en effet
d’en tirer le meilleur parti.

La trogne (ou arbre têtard) est un exemple
très parlant. Son utilité bien connue de nos ainés
à tendance à être oubliée.

Il peut donc s’avérer intéressant
de remettre en état ce type d’arbres
souvent présents dans le paysage
et laissés à l’abandon.

C’est une fois que ces solutions ont été
explorées et réfléchies que la plantation
peut être envisagée mais c’est cependant l’unique
solution qui rend possible l’implantation
de fruitiers et d’essences choisies.

En second lieu,
la régénération naturelle assistée (RNA)
se présente comme une solution intéressante
et peu couteuse afin de valoriser
les essences spontanées.

En effet, il est urgent d’optimiser l’espace,
en laissant l’arbre se réimplanter là
où il ne gène pas, où l’espace est de toute façon
perdu et où la plante ligneuse pourrait
apporter ses services.

De nombreux espaces consomment
aujourd’hui beaucoup d’énergie
pour être entretenus régulièrement
sans valorisation de produits.

Ces délaissés pourraient produire de la biomasse,
de la biodiversité, des services écologiques,
sans nécessiter plus d’entretien.

C’est le cas par exemple des bandes tampons,
qui peuvent aujourd’hui être végétalisées
par des ligneux et représentent par là même
un formidable potentiel, avec l’avantage
de diffuser et donc de multiplier
leurs bénéfices dans tout un agrosystème.

C’est également le cas des bords de voiries,
des bords de champs…