Produire et protéger

Produire et protéger

Vers de nouveaux systèmes de production

L’association de l’agroforesterie
et de la couverture permanente des sols
permet une économie de carburant

(semis direct, gestion de bordures…),
une diversification des revenus, des emplois
et des nouveaux produits
tout en maintenant
la production alimentaire.

On obtient ainsi des systèmes très performants,
optimisant l’énergie solaire pour produire
des aliments, de l’énergie (au travers des filières
bois, méthanisation, gazéification), de la fertilité,
des matériaux de construction…

DU SYSTÈME CONVENTIONNEL…

Dans les modèles actuels de production agricole,
la matière organique du sol est en permanence
oxydée par le travail du sol et les intrants
(chaux, irrigation, nitrates, etc.).

De plus, une grande partie du potentiel
de la photosynthèse est perdue car les sols
ne sont couverts que la moitié de l’année,

seulement 7 tonnes de carbone sont produites
par hectare. Avec 2 tonnes de carbone,
le retour de matière au sol est insuffisant
pour assurer la préservation de l’environnement.

Tout au plus, la paille exportée des parcelles
permet de fabriquer un fertilisant organique,
le fumier, mais ce dernier ne compense pas
les exportations de carbone ni la destruction
mécanique de la biodiversité et des habitats.

Il y a dans ce modèle une forte consommation d’énergie (due au travail du sol en particulier et à la consommation d’intrants), et une faible production de biomasse.

Des modèles plus efficients s’inspirent de la forêt
et de la prairie: un sol couvert en permanence
et jamais travaillé
.

…AUX SEMIS SOUS COUVERTS

Grâce aux semis sous couverts, il est possible
de produire deux cultures par an sur une même
parcelle: alors que la première conserve sa finalité
alimentaire, la seconde peut être mise à profit
soit dans la reconstruction d’un capital carbone
dans les sols, soit être valorisée énergétiquement.

Cela permet de multiplier par 2 l’énergie solaire
captée par unité de surface et le rendement
carbone
via la photosynthèse par rapport
à l’approche conventionnelle.

L’énergie solaire est utilisée tout au long
de l’année pour produire de la biomasse,
près du double d’un système conventionnel
soit 12,5 tonnes de carbone par hectare.

Ce système économise l’énergie fossile,
optimise l’énergie solaire, produit de l’énergie
renouvelable ainsi que de la fertilisation
organique et de la fertilité en augmentant
la biomasse souterraine.

Pour une même production alimentaire,
il nourrit le sol environ 3 fois plus
qu’avec une agriculture conventionnelle
et en assure la fertilité.

…ASSOCIÉS À L’AGROFORESTERIE

L’arbre stocke du carbone dans la biomasse
mobilisable pendant les périodes creuses
des cultures sans entrer en compétition
avec elles. L’efficacité des agrosystèmes
est encore améliorée.
La production alimentaire
est maintenue et la fertilité du sol est
augmentée par un retour au sol de près
de 8 t C/ha/an.

L’association de l’horizontalité
(couverture des sols tout au long de l’année)
et de la verticalité (introduction de l’arbre
à une densité de 50 tiges/ha) permet
d’optimiser la photosynthèse
et de mobiliser ainsi 16,5 tonnes
de carbone par hectare et par an.

Les sols sont améliorés et plus d’une tonne
de carbone est stockée chaque année

dans le bois à des fins de bois
d’œuvre par exemple. La production d’énergies
renouvelable est encore augmentée
par la production de bois énergie.